Un logiciel de gestion de cas doit soulager les professionnel·les, réunir les informations de manière fiable et assurer une documentation traçable. En Suisse, les offres vont du dossier numérique léger à la plateforme sectorielle complète intégrant planification, facturation et ressources humaines.
Cet aperçu vous aide à comprendre le marché et à préparer une présélection pertinente. Il ne remplace pas une évaluation individuelle, mais indique quels fournisseurs méritent un examen plus approfondi selon la situation.
Note de transparence : cet article paraît sur le blog de Lua, qui développe lui-même un logiciel de gestion de cas pour les institutions sociales. Lua figure donc parmi les offres présentées. L’aperçu n’est ni exhaustif ni un classement. Les descriptions reposent sur les informations publiques des fournisseurs en septembre 2026. Les fonctions, conditions et disponibilités doivent être vérifiées directement.
Que signifie « logiciel de gestion de cas » dans le travail social ?
Le terme n’est pas utilisé partout de la même manière. Il désigne généralement une solution pour structurer le travail avec les bénéficiaires, les cas et les dossiers : données de base, contacts, journaux, objectifs, tâches, rendez-vous, documents, rapports et évaluations.
- Les institutions socio-éducatives ont besoin de transmissions, présences, plans d’accompagnement ou structures d’offres.
- Les services de conseil privilégient les entretiens, la documentation, les tâches et les rapports.
- Les services sociaux communaux doivent couvrir des processus définis pour l’aide sociale ou la protection de l’enfant et de l’adulte.
- Les foyers et grandes organisations souhaitent parfois relier la gestion de cas aux prestations, à la facturation, à la planification ou aux finances.
- L’insertion professionnelle nécessite aussi des places, cours, participant·es et relations avec les organismes prescripteurs.
Une comparaison de fonctions sans ce contexte serait trompeuse. La bonne question n’est pas « Quel logiciel peut tout faire ? », mais « Quelle solution soutient le mieux nos processus essentiels ? »
Dix offres disponibles en Suisse
Les portraits suivants ne constituent pas un classement. Ils résument les priorités publiées par les fournisseurs.
AbaCare d’Abacus
Abacus présente AbaCare comme une solution intégrée pour les foyers et institutions sociales. Elle associe gestion des bénéficiaires et des prestations, facturation, évaluations, planification du personnel, saisie du temps et autres fonctions d’entreprise. Le fournisseur mentionne notamment MediData, SOMED et des connexions à d’autres systèmes.
À examiner si : votre institution souhaite relier administration des bénéficiaires, facturation, personnel et finances dans une solution d’entreprise étendue.
AKTAS de Comitas
AKTAS s’adresse selon Comitas aux petits et moyens services de conseil, fondations et associations, généralement de 1 à 15 personnes. La solution SaaS regroupe dossiers, documents, tâches, processus, évaluations et facturation, avec hébergement en Suisse ou dans l’UE selon le fournisseur.
À examiner si : un petit service ambulatoire cherche une solution légère, rapidement mise en place.
Diartis
Le portefeuille Diartis comprend plusieurs solutions pour le secteur social et légal. Swiss Post Digital cite KLIBnet, KiSS, KESBweb et aventis pour l’aide sociale, les services publics et les autorités, ainsi que d’autres produits pour l’insertion et la participation.
À examiner si : vous recherchez une solution spécialisée pour un mandat communal ou cantonal, l’aide sociale économique, les curatelles, les autorités de protection ou l’insertion.
e-Case d’Infogate
Infogate positionne e-Case pour les institutions sociales, foyers, services de conseil, insertion professionnelle et conseil social en entreprise. La solution relie données de cas, dossiers numériques, documentation, tâches, rendez-vous et reporting, avec des modules et interfaces supplémentaires.
À examiner si : votre organisation veut configurer une gestion de cas classique et la gestion documentaire pour plusieurs domaines sociaux.
Lua
Lua développe une plateforme web pour les institutions sociales et socio-éducatives. La gestion de cas et la documentation dans Lua relient dossiers, journaux, objectifs, documents et rapports. D’autres domaines couvrent l’accompagnement, les tâches, les rendez-vous, les présences, l’administration et les évaluations. Structures, vocabulaire, champs et droits sont configurables ; le développement et l’hébergement ont lieu en Suisse.
À examiner si : votre institution souhaite réunir gestion de cas, quotidien d’accompagnement et évaluations sur une plateforme moderne avec un suivi personnel.
OpenDossier
OpenDossier vise les petites et moyennes institutions, services de conseil, associations et fondations. La gestion web des clients et cas accepte une terminologie, des champs et des listes personnalisés. Le fournisseur met en avant une mise en place rapide, Microsoft Office et un prix par compte utilisateur.
À examiner si : une petite ou moyenne organisation veut une documentation flexible, un modèle de licence lisible et une intégration Office.
socialweb
GLAUX GROUP décrit socialweb comme un logiciel sectoriel modulaire pour le travail social résidentiel et ambulatoire. Les modules publiés couvrent notamment journaux, tâches, rendez-vous, processus, fichiers, soins, présences, planification, temps, prestations, factures et dossiers. Le fournisseur mentionne l’hébergement suisse, des droits par rôles et de nombreuses possibilités de transfert.
À examiner si : une institution souhaite compléter la gestion de cas par la planification, les prestations, le temps de travail ou la facturation.
SocialOffice
SocialOffice est un logiciel métier modulaire accessible dans le navigateur. Le fournisseur mentionne plus de 100 modules et des usages pour les clients, résident·es, participant·es et cas. Il propose son cloud ou une installation sur le propre serveur de l’organisation.
À examiner si : votre organisation veut représenter des processus très spécifiques au moyen d’un large système modulaire ou choisir son mode d’exploitation.
Tocco
La solution sectorielle Tocco combine gestion des clients et des cas avec les affectations, cours, participant·es, rendez-vous, ressources et placement. Le fournisseur met l’accent sur l’insertion, la formation et la collaboration avec les organismes prescripteurs, et mentionne le stockage suisse ainsi que des connexions tierces.
À examiner si : la gestion de cas est étroitement liée à l’insertion, aux cours, aux places d’affectation ou aux participant·es.
Tutoris d’Infogate
Infogate destine Tutoris aux communes, villes, services sociaux et organisations investies d’une mission publique. La solution couvre selon le fabricant partenaires et dossiers, documents numériques, tâches, comptabilité, administration et reporting. Tutoris.Web en constitue l’évolution web.
À examiner si : un service social public recherche une solution suisse établie pour la gestion des cas et l’administration associée.
Quels fournisseurs pour quelle situation ?
- Petit service ambulatoire : AKTAS et OpenDossier mettent explicitement en avant un démarrage léger.
- Institution sociale avec plusieurs offres : Lua, e-Case, socialweb et SocialOffice décrivent une couverture modulaire ou configurable.
- Commune, ville ou service légal : Diartis et Tutoris se concentrent clairement sur les missions publiques.
- Foyer avec processus d’entreprise intégrés : AbaCare relie fortement clients, facturation, RH et finances ; socialweb et SocialOffice offrent aussi de nombreux modules.
- Insertion et formation : Tocco met en avant les affectations, cours et participant·es ; e-Case, socialweb et Diartis citent également l’insertion.
Huit critères pour une comparaison équitable
1. Adéquation métier
La solution représente-t-elle clairement vos cas, offres, objectifs, rapports et responsabilités ? Testez les processus fréquents et les exceptions critiques.
2. Facilité d’utilisation
À quelle vitesse les professionnel·les trouvent-ils l’information ? Les saisies fréquentes sont-elles simples sur les appareils réellement utilisés ?
3. Configuration et évolution
Quels termes, champs, rôles, modèles et processus pouvez-vous adapter vous-mêmes ? Où faut-il un développement payant, et les configurations résistent-elles aux mises à jour ?
4. Rapports et évaluations
Les rapports peuvent-ils être préparés à partir des données existantes ? La direction obtient-elle les chiffres sans tableaux parallèles ?
5. Interfaces et migration
Quelles données doivent circuler avec les finances, les RH, les portails publics ou d’autres systèmes ? Demandez des flux concrets et clarifiez tôt la reprise.
6. Protection et sécurité
Où les données sont-elles stockées et traitées ? Comment fonctionnent rôles, droits, journalisation, sauvegardes, suppression et incidents ? Exigez des réponses et contrats concrets.
7. Mise en œuvre et support
Qui accompagne les processus, la configuration, la migration et la formation ? Quelle est la disponibilité du support ? Demandez des références comparables.
8. Coûts totaux et conditions
Incluez mise en œuvre, migration, interfaces, configuration, formation, support, mises à jour et effort interne. Clarifiez aussi la durée, les changements de prix et l’export des données.
Construire une bonne présélection
- Clarifier les objectifs : définir trois à cinq améliorations concrètes.
- Limiter les impératifs : réserver les critères éliminatoires aux besoins réellement indispensables.
- Choisir trois ou quatre fournisseurs : inclure plusieurs approches pour découvrir de vraies alternatives.
- Utiliser les mêmes scénarios : faire montrer entièrement des processus typiques.
- Évaluer ensemble : combiner une pondération, les retours des utilisateur·rices et des coûts réalistes.
Notre guide de sélection d’un logiciel social fournit une préparation détaillée.
Questions à poser pendant la démonstration
- Comment un cas est-il ouvert, traité et clôturé ?
- Comment documenter une évolution et préparer un rapport ?
- Comment gérer remplacements, changements d’équipe et entrées sensibles ?
- Quelles adaptations pouvons-nous effectuer nous-mêmes ?
- Comment se déroule la migration et qui nettoie les données ?
- Quelles interfaces existent et combien coûte leur mise en place ?
- Où se trouvent nos données et quels sous-traitants interviennent ?
- Quels coûts uniques et récurrents apparaissent sur plusieurs années ?
- Comment récupérons-nous toutes nos données lors d’un changement ?
Un bon fournisseur ne montre pas seulement des fonctions. Il comprend votre mission, parle ouvertement des limites et rend transparents la mise en œuvre, les coûts et les responsabilités.
Le bon fournisseur dépend de votre quotidien
Le marché suisse propose des solutions pour des domaines très différents du travail social. Une commune, un petit service de conseil et une institution socio-éducative n’ont pas besoin du même logiciel, même si tous parlent de gestion de cas.
Utilisez cet aperçu comme point de départ, pas comme classement. Une bonne décision tient compte des processus métier, de la protection des données, des systèmes existants et des personnes. Consultez également notre article sur la structuration du paysage logiciel.
Vous souhaitez comparer Lua à vos besoins ? Nous vous présentons volontiers la plateforme à partir d’un processus concret de votre institution, de manière ouverte et personnelle.